Les traumatismes



Qu'est-ce qu'un traumatisme ?

Traumatisme : Ensemble des lésions locales intéressant les tissus et les organes provoquées par un agent extérieur ; troubles généraux qui en résultent .
Traumatisme psychique : ensemble des troubles psychiques ou psychosomatiques provoqués accidentellement par un agent extérieur au sujet.

Voici les définitions proposées par le dictionnaire Larousse. Il y a généralement une confusion qui est faite autour du mot "traumatisme". On a tendance à penser que le traumatisme est l’événement auquel il est rattaché. Or ce qu'on appelle un traumatisme désigne les conséquences de cet événement, que ce soit sur le corps ou sur l'esprit. C'est-à-dire que lorsque deux personnes vivent la même expérience, l'une peut en ressortir traumatisée tandis que l'autre non.



Lorsqu'on se coupe ou qu'on se brûle, en faisant la cuisine par exemple, la peau subit un traumatisme. Commence ensuite le processus de cicatrisation. Celle-ci va dépendre du système immunitaire de la personne, de ce qu'elle va mettre en place pour soigner la blessure, et d'autres propriétés qui lui sont propres. Si certaines blessures paraissent au premier abord très graves, elles sont en fait superficielles et ne portent pas atteinte à l'intégrité physique. A contrario, certaines blessures sont presque invisibles et paraissent tout à fait anodines, et pourtant elles laissent des traces plus profondes dont les conséquences peuvent apparaître bien plus tard.



Lorsqu'on parle de traumatisme psychologique, ce qui compte n'est pas tant l'événement en lui-même mais plutôt l'impact que cet événement va avoir sur la personne qui le vit. C'est ainsi que certains événements peuvent paraître complètement anodins de l'extérieur, et avoir pourtant de réelles répercussions dans la réalité psychique de celui ou celle qui y le vit. C'est d'ailleurs la seule réalité qui compte vraiment, la réalité physique n'étant qu'une projection de notre imaginaire ; chacun la perçoit de façon subjective et personnelle, et c'est dans cette perception que l'on se construit autour de la notion de réalité.


Dans l'enfance, certains événements sont plus marquants que d'autres, et plus déterminant quand à la façon que nous allons avoir de nous construire et de forger notre personnalité future. Et ce ne sont pas forcément les moments dont on se rappelle le mieux. Certains traumatismes peuvent rester très inconscients. Il y a aussi des événements qui nous ont particulièrement marqués et dont on se souvient très bien, même des années plus tard, et qui pourtant n'ont plus d'incidence négative particulière. Une simple parole peut être traumatisante suivant comment elle est interprétée. Une simple pensée peut être traumatisante. Encore une fois, le traumatisme n'existe qu'à travers la réalité psychique et subjective.



Mécanismes de défense



Tout comme le corps, l'esprit possède des mécanismes lui permettant de se protéger, de se défendre, pour préserver son intégrité psychique. En fonction des gens, ces mécanismes peuvent être très variés et très complexes. Un enfant qui vit une situation particulièrement violente pour lui et qu'il est incapable de gérer physiquement va, pour surmonter l'épisode traumatique et se préserver, être capable de se dissocier, c'est-à-dire de créer une projection imaginaire : une partie de lui qui va encaisser le choc à sa place. Cette partie pourra ensuite être complètement inaccessible à sa mémoire consciente, et donnera lieu à différents symptômes physiques ou psychologiques. De la même façon, nous sommes tous capables de créer une partie de nous-même, qui possède parfois une personnalité propre, et qui va nous protéger. Ce qu'on n'a pas été capable de faire dans la réalité, physiquement, parce qu'alors nous n'en avions pas la force physique ou pas les moyens, nous allons être capable de le projeter dans notre réalité psychique, de recréer l'expérience dans notre imaginaire pour trouver de nouvelles solutions.



Conséquences d'un traumatisme


L'inconscient possède de nombreux moyens nous permettant de nous défendre. La partie ainsi créée au moment de l'événement traumatique va exister au travers de divers symptômes.



Maladies psychosomatiques



Cela peut donner lieu par exemple à une maladie dite psychosomatique. La peau permettra d'exprimer ce qui n'a pas pu être exprimé au moment du traumatisme, en produisant par exemple du psoriasis, de l’eczéma, de l'urticaire, etc. Ou alors cela va se faire par le biais de problèmes respiratoires, comme l'asthme, ou encore de troubles gastro-intestinaux, ou même de dérèglements plus généraux ou métaboliques comme la boulimie ou l'anorexie. Certains cancers peuvent aussi avoir une origine psychologique et être la conséquence d'un événement particulièrement traumatisant.



Phobies



Une phobie est très souvent la conséquence d'un événement traumatique. C'est-à-dire qu'après avoir vécu la situation, la phobie apparaît comme une peur démesurée dans une situation donnée. Elle sera alors déclenchée à chaque fois que quelque chose sera associée à la première situation, celle qui a déclenché la phobie la toute première fois. Encore une fois, c'est un mécanisme de défense nous permettant de nous préserver, même lorsqu'il n'y a plus de danger direct. La simple pensée de l'objet de la phobie suffit alors à déclencher les symptômes de peur.



Angoisse, anxiété, dépression, stress post-traumatique...


La dépression, comme son nom l'indique, permet d'évacuer la pression, de créer une dé-pression. C'est alors un peu comme si le temps s'était arrêté après l'événement traumatique. La personne victime de dépression va avoir tendance à vivre dans le passé, ressassant encore et encore ce qu'elle ne parvient pas à dépasser, comme si elle ne pouvait plus voir au-delà.



L'anxiété va caractériser une peur permanente de l'avenir, de ce qu'il peut se passer. Cela peut faire suite à un traumatisme, et la personne anxieuse va alors avoir une peur constante que la situation se répète. Elle va donc être dans des techniques d'évitement dès lors qu'une situation à venir lui rappelle l'événement traumatique.


L'angoisse, quand-à-elle, va plutôt désigner une peur plus intense qui peut être rattachée à une situation ou à un contexte particulier.


Le Stress Post-Traumatique est un état dans lequel les peurs liées à ce qui a été vécu reviennent constamment, au travers de cauchemars, d'angoisses, d'anxiété, etc.


Cf. l'article Gestion du stress, angoisse et anxiété.


Dérèglement de la peur


D'une manière plus générale, dès lors qu'un événement donne lieu à un traumatisme, le mécanisme de peur se dérègle. Il convient alors de rééquilibrer le processus inconscient de peur : ce qui la déclenche, son intensité, sa durée... Il est par exemple utile, et même vital, d'avoir un certain degré de peur face au vide. Cependant, il n'est pas utile d'en faire une phobie. Le but n'est donc pas de supprimer la peur mais plutôt de la rééquilibrer.


Cf. l'article Comprendre sa peur.



Comment dépasser un traumatisme ?


L'idée n'est pas d'effacer ce qu'il s'est passé. On ne peut pas changer le passé. Cependant, on peut modifier la vision qu'on en a ; la perception qu'on a de notre passé. On peut le revisiter et adopter de nouveaux points de vue permettant de prendre du recul sur ce qui a été traumatisant. De cette façon, on va pouvoir couper les liens qui ne sont plus utiles et qui étaient faits inconsciemment entre une situation passée et certaines situations présentes et à venir. Il convient alors de trouver un moyen d'exprimer ce qui n'a pas pu être exprimé, de prendre du recul et de se donner de nouvelles ressources que nous n'avions peut-être pas dans le passé mais que nous pouvons maintenant trouver dans le présent.



Traitement des traumatismes



  • L'hypnose peut s'avérer très efficace dans le traitement des traumatismes. Une fois l'événement traumatique identifié, on peut changer la vision inconsciente qu'on en a, et donc redonner du mouvement à ce qui était jusqu'alors comme figé, bloqué. Si l'on ne peut pas changer l'événement en question, on peut changer le souvenir qu'on en a, qui lui évolue d'ailleurs constamment. La technique de régression hypnotique peut être particulièrement utile dans le traitement d'un traumatisme. Certaines personnes vont avoir besoin de revivre pleinement l'expérience, en imagination, pour s'en libérer. D'autres ne pourront pas la revivre comme s'ils y étaient, mais pourront voir cet autre eux-même du passé la vivre, depuis l'extérieur, pour puiser en eux les ressources leur permettant de s'en libérer. Cette technique, adaptée aux besoins de chacun, de façon singulière et unique, au cas par cas, donne en général de bons résultats.

  • L'hypnose n'est cependant pas la seule technique efficace pour traiter un traumatisme ou une phobie. Il existe des thérapies dites d'exposition, plutôt comportementales et qui consistent à s'exposer à nouveau à l'objet de la phobie, dans la réalité physique, jusqu'à ce que la peur se stabilise ou disparaisse.

  • La PNL ou programmation neuro-linguistique permet d'obtenir également de bons résultats. Si l'idée reste la même qu'avec l'hypnose, la technique est différente.

  • L'EMDR permet également de traiter un traumatisme avec de bons résultats.


David Renassia – Thérapies brèves, hypnose et PNL

Séances thérapeutiques sur consultations à Montpellier.

therapies@davidrenassia.com | 06.01.29.28.52

Facebook : Thérapies brèves - David Renassia

Youtube : Méthadam

David Renassia

Hypnothérapie, hypnoanalyse, rêves éveillés, PNL

06 01 29 28 52

En consultation à Montpellier ou en ligne via Skype

  • Facebook David Renassia
  • Youtube