L'apprentissage

Notre capacité à apprendre nous permet d'évoluer sans cesse, de devenir chaque jour un peu plus qui nous sommes. L'apprentissage est un processus que l'on peut décomposer en quatre phases.


Phase 1 : Inconsciemment incompétent


D'abord, on ne sait pas qu'on ne sait pas. Dans cette phase, on n'a pas encore été confronté à ce qu'on ne sait pas. On est dans l'ignorance inconsciente de ce qu'on va apprendre. Parce que, jusqu'alors, on n'a pas encore eu besoin de savoir ce qu'on ne sait pas, on a pas encore eu la curiosité de le savoir. C'est le cas par exemple lorsqu'on fait une erreur pour la première fois. On ne sait pas que c'est une erreur avant de la faire et de s'en rendre compte. Cela nous permet de savoir ce qu'on ne sait pas encore.




Phase 2 : Consciemment incompétent


Après avoir fait ladite erreur, on s'aperçoit qu'on a mal fait, que ça a raté. Cela nous permet de nous rendre compte de ce qu'on ne sait pas encore faire. Pour apprendre quelque chose, il faut passer par l'étape où l'on sait qu'on ne sait pas. On est conscient qu'il manque des informations ou qu'on manque d'expérience et de savoir pour bien faire. On va donc d'abord chercher à récolter des informations, dans le but de savoir ce qu'on ne savait pas. Une fois cette récolte d'information effectuée, on va progressivement vers des compétences et des savoir conscients, avec d'un côté ce qu'on ne sait pas encore faire, et de l'autre, ce qu'on sait faire : on sait que l'on sait.




Phase 3 : Consciemment compétent


L'apprentissage par conditionnement


Pour devenir consciemment compétent, il y a plusieurs façons de faire. En psychologie, l'apprentissage est un processus qui a été beaucoup étudié. Le courant béhavioriste, qui étudie les comportements, considère les choses d'une manière très simple. Dans le conditionnement pavlovien, il suffit pour apprendre d'associer un stimulus neutre à un processus déjà programmé qui à un stimulus associe une réponse automatique. L'idée est d'associer la réponse au stimulus neutre, qui normalement ne déclenche pas de réponse. Dans l'expérience du chien de Pavlov, le processus naturel est que la présence de nourriture déclenche chez le chien la salivation. En ajoutant une cloche, qui est le stimulus neutre, et en associant le son de la cloche avec la présence de nourriture, on finit par créer une association entre ce son et le phénomène de salivation. C'est-à-dire qu'après un certains nombre de répétitions, le son de la cloche suffit à déclencher la salivation, même en l'absence de nourriture.



Dans le conditionnement opérant de Skinner, on peut renforcer une réponse ou, à l'inverse, se déconditionner, en ajoutant une récompense ou une punition. Dans son expérience la plus célèbre, Skinner avait placé un pigeon devant deux interrupteurs. Le premier déclenchait un mécanisme de récompense en lui donnant accès à de la nourriture, tandis que le deuxième déclenchait un mécanisme de punition en émettant une décharge électrique. Et plus le pigeon était confronté à ces mécanismes, par essais successifs, plus il apprenait sur quel bouton appuyer, et sur quel bouton ne pas appuyer. L'apprentissage peut donc se faire par essais et erreurs. Et plus on essaye, plus les erreurs se font rares, parce qu'on se conditionne petit à petit en se rapprochant de notre objectif.



L'apprentissage par imitations



Une autre façon d'apprendre est l'apprentissage par imitation. Quand on est enfant, on utilise beaucoup ce système en mimant notre environnement pour apprendre. Cela permet de s'approprier un savoir que l'on n'a pas. Et comme il faut bien commencer quelque part, il peut être judicieux d'abord d'observer quelqu'un qui sait faire afin de reproduire ensuite ce qu'il fait. Et de la même façon, par essais et erreurs successifs, on finit par apprendre. En PNL, on peut même apprendre à modéliser des comportements. C'est une technique qui est très utilisée par exemple dans le domaine du sport de haut niveau. Les sportifs peuvent apprendre à modéliser les meilleurs dans leur domaine afin de progresser et de s'améliorer eux-mêmes.



L'apprentissage par associations



Dans les avancées de la psychologie cognitive, qui fait suite au mouvement béhavioriste, on considère que les capacités d'apprentissage de l'homme dépasse le simple conditionnement, et que ce qu'il se passe à l'intérieur de nous, entre un stimulus extérieur et une réponse, importe et participe au processus d'apprentissage. Dans un sens, on a déjà été conditionné de plein de façons et dans plein de domaines tout au cours de la vie. Quand on souhaite apprendre quelque chose de nouveau, on peut le mettre en lien, l'associer avec ce qui est déjà connu. Et par associations d'idées, on peut étendre le connu à l'inconnu. Cela nous amène à la dernière phase de l'apprentissage.



Phase 4 : Inconsciemment compétent


Une fois que quelque chose a été appris, c'est que les informations sont repassées dans le domaine de l'inconscient. On n'a plus besoin de tout avoir en tête, de façon consciente. On sait faire, et on n'a plus besoin de savoir comment on fait. C'est devenu facile de faire ce qu'on fait. Il est d'ailleurs plus difficile d'expliquer à quelqu'un comment faire quand on n'a plus besoin soi-même de savoir comment faire, parce que c'est devenu un savoir inconscient. Et si la mémoire à court terme est limitée (elle ne peut stocker qu'entre 5 et 9 informations en même temps), la mémoire à long terme, qui fait partie de l'inconscient, ne l'est pas. Les psychologues estiment qu'une mémoire de travail permet ensuite de faire le pont entre mémoire à long terme et mémoire à court terme. C'est-à-dire que, d'un côté, on sait énormément de choses, on est capable de se rappeler de moments très lointains comme si c'était la veille, et d'un autre côté on est aussi capable d'oublier où l'on vient de poser nos clefs. Apprendre à apprendre, c'est donc entraîner notre mémoire de travail à faire les bons liens et aux bons moments, à faire les bonnes associations entre nos savoirs passés et nos apprentissages présents.



Pour cela, on peut utiliser de nombreuses techniques, toutes se basant sur cette capacité que l'on a à faire des associations et à les renforcer par répétitions. La technique de la table de rappel propose par exemple d'apprendre un certain nombre d'items (qui constituent la table de rappel) afin de pouvoir ensuite retenir beaucoup plus facilement et beaucoup plus rapidement. Le 1 peut par exemple être associer à "parfum", le 2 à "vœux", etc. L'idée est de prendre quelque chose qui nous parle, qui sera facile à retenir, et d'apprendre ces associations. Une fois apprises, il suffit de penser à 1 pour penser à "parfum" et de penser à 2 pour penser à "vœux", et inversement. Pour retenir un numéro de téléphone ou même les 1000 premiers chiffres de Pi, il suffira de se raconter et de retenir l'histoire à laquelle renvoie les numéros dans la table de rappel : "Le vœu d'un parfum" = 21. Pour la mémoire à court terme, une association d'informations compte pour une information. Et en moyenne, on peut retenir 7 informations en même temps avant d'arriver à saturation. Et plus il y a d'associations émotionnelles ou d'idées entre ces informations, plus il y a de place pour de nouvelles informations.



Apprendre : tout un apprentissage...


On peut maintenant trouver de nombreuses astuces et techniques d'apprentissage et de mémorisation. Pour un apprentissage optimal, le processus se doit de combiner conditionnement opérant, imitation, répétition et association. Dans Un cerveau pour apprendre, Bandler dit que la confusion est un élément essentiel de tout apprentissage. Cette confusion arrive en général dans la troisième phase, celle où l'on est consciemment compétent. C'est dans cette phase que l'on récolte les informations, et qu'un tri se fait entre ces informations et entre les différents savoirs. On fait le tri, consciemment et inconsciemment, entre ce que l'on prend, ce que l'on ne prend pas, ce que l'on garde, ce que l'on ne garde pas, ce qui est important ou pas... Et comme dans cette phase d'organisation, les éléments ne sont pas encore à leur place, l'apprentissage n'étant pas terminé, on peut avoir un sentiment de confusion où l'on peut même avoir l'impression de ne plus rien savoir ou d'avoir tout oublié. Cela arrive à de nombreux étudiants, juste avant un examen, où il peuvent avoir l'impression de saturer et de n'avoir rien appris de leurs nombreuses heures de révision. Mais une fois cette période de confusion passée, on atteint la dernière phase de l'apprentissage, et on sait, simplement.



Apprendre à apprendre...


Il est donc plus utile d'apprendre à apprendre que de simplement apprendre. C'est-à-dire qu'il est plus utile de se concentrer sur le processus d'apprentissage en lui-même, de savoir et de pouvoir le transposer dans divers domaines. Quand on sait comment apprendre, on a alors le potentiel de pouvoir tout apprendre.


_____________________________________________________________________________


David Renassia – Thérapies brèves

Séances thérapeutiques sur consultations à Montpellier.

therapies@davidrenassia.com | 06.01.29.28.52

Page Facebook : Thérapies brèves - David Renassia


David Renassia

Hypnothérapie, hypnoanalyse, rêves éveillés, PNL

06 01 29 28 52

En consultation à Montpellier ou à distance via Skype

  • Facebook David Renassia
  • Youtube

© David Renassia, 2020 - Tous droits réservés