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Gestion du stress, angoisse et anxiété


Le stress


Le stress est quelque chose que tout le monde connaît. C'est une réaction normale dont le but est de nous protéger. Au niveau physique, lorsqu'on détecte un danger, cela déclenche une succession de réactions dans le corps. Sont sécrétés dans le sang, entre autres, du cortisol, de l'adrénaline, de la noradrénaline. Cela donne lieu à une augmentation de la fréquence cardiaque, la respiration devient plus rapide et plus profonde, les muscles travaillent, et tout le corps est en alerte, afin de nous préparer à agir ou à réagir face au danger. Mais toutes ces réactions sont coûteuses pour le corps en terme d'énergie dépensée. Tout comme la peur peut être déréglée (on peut avoir trop peur ou pas assez), le stress peut aussi être déréglé. En général, le stress provient d'une peur dirigée vers le futur. Vers ce qu'il va se passer. Vers ce qu'il peut se passer ou non. Si le futur, l'inconnu, est perçu comme un danger, le processus de stress se déclenche. Bien entendu, certains événements, certaines situations, certains contextes, sont naturellement stressants. Avoir le trac avant de monter sur scène est normal, parce qu'il y a un enjeu derrière.



L'anxiété


Le problème, c'est lorsque le stress se généralise et n'est plus seulement relié à telle ou telle situation. On parle alors d'anxiété. L'anxieux va essayer de tout anticiper, de tout prévoir. Mais on ne peut pas prévoir le futur. Et lorsqu'on focalise notre attention sur quelque chose, comme notre façon de marcher, de parler, ou même de respirer, cela devient beaucoup plus difficile à faire, parce qu'on essaye de faire consciemment ce qui est normalement inconscient et automatique.



L'angoisse


Lorsque le stress est plus intense mais ponctuel, on parle d'angoisse. On parle d'ailleurs de crises d'angoisse pendant lesquelles on a la sensation de perdre complètement le contrôle. Et plus on le perd, plus on panique à l'idée de le perdre, plus on se sent en danger, et plus il est difficile de reprendre le contrôle (cf. : Peut-on perdre le contrôle ?). L'anxiété se distingue de l'angoisse par son caractère constant et moins intense.



La peur derrière la peur


Que ce soit dans le cadre de l'angoisse, de l'anxiété, ou d'un stress ponctuel, l'origine est la peur. Le problème vient du point de vue qu'on porte sur les situations stressantes. On ressent de la peur parce qu'on perçoit un danger, même si, consciemment, on sait que le danger n'est pas réel. On a pris l'habitude, inconsciemment, d'avoir peur et, paradoxalement, cela fait moins peur de continuer à faire ce que l'on sait déjà faire (en l’occurrence, stresser) que de faire quelque chose d'autre.



Apprendre à se détendre


Dans le cadre du stress relié à un événement, où l'on peut identifier un déclencheur, il faut désactiver l'automatisme 'déclencheur => stress'. Il y a plusieurs moyens d'y parvenir. On peut par exemple essayer de créer un nouvel automatisme dans lequel le déclencheur activera non plus le processus de stress mais autre chose de plus convenable et de plus acceptable. Pour cela, de la même façon qu'on peut associer, inconsciemment, des situations à un état de stress, on est capable d'associer ces mêmes situations à d'autres sentiments, à d'autres émotions, à d'autres états.


Dans le cas de l'angoisse, on peut même finir par avoir peur sans plus vraiment savoir ce qui nous fait peur, comme si l'objet de la peur avait disparu ou était devenu la peur elle-même. On peut travailler là-dessus en focalisant son esprit ailleurs, en apprenant à lâcher prise, à se détendre, à l'aide par exemple de la méditation ou de toute autre technique de relaxation. Cela permet au corps et à l'esprit de réapprendre à se détendre, de reprendre cette habitude pour permettre à l'état de détente de se généraliser à d'autres domaines de la vie. La méditation, tout comme le yoga, la sophrologie, la musique pour certains, sont des formes d'hypnose à visée de relaxation. L'idéal étant la technique la plus adaptée et la plus convenable pour soi.


Certains optent pour des médicaments, dont le rôle va être de créer, chimiquement, de la détente, ou du détachement. Ces médicaments sont prescrits en général par un psychiatre ou par un médecin. Mais bien souvent, ces médicaments créent aussi une dépendance. D'une part, physiquement, parce que le corps s'habitue à une détente artificielle et assistée. D'autre part, psychologiquement, parce qu'ils deviennent une sorte de béquille, envers laquelle peut s'installer un rapport particulier donnant lieu à une certaine forme de dépendance. Si la médication est nécessaire dans certains cas avancés où le stress est devenu un réel problème et qu'il met la personne en danger, il vaut peut-être mieux l'éviter si cela est possible, et avoir d'abord recourt à des méthodes plus naturelles. L'hypnose thérapeutique peut être un bon moyen d'apprendre à se détendre.


Dans certains contexte, il peut être utile de ressentir du stress. Que ce soit avant un examen important ou avant de monter sur scène, le stress peut jouer le rôle de moteur, de stimulateur physique et psychologique. L'important est donc de bien doser, de trouver le juste milieu. Ce moteur peut devenir un frein lorsque la dose de stress est trop, ou pas assez, importante.


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David Renassia – Thérapies brèves

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