Estime de soi / Confiance en soi

On entend souvent parler de ces deux concepts que sont l'estime de soi et la confiance en soi. Bien souvent, ces deux notions sont un peu confuses et sont confondues, mais elles désignent bien deux choses différentes.





Avoir confiance en soi



La confiance en soi : un apprentissage


La confiance en soi est propre à un contexte. La confiance se définit par un sentiment de sécurité. Quand on a confiance en soi, on se sent donc en sécurité avec soi-même. Dans les situations familières, qu'on a l'habitude de rencontrer, lorsqu'on reste dans notre zone de confort, on se sent en sécurité. Le fait de devoir faire quelque chose que l'on sait déjà faire peut avoir un côté rassurant. Parce qu'on sait qu'on sait le faire, on connait nos limites ; on a confiance en nos capacités. Pour donner un exemple : prenons quelqu'un qui apprend à faire du vélo. Appelons-le Monsieur X. La première fois que Monsieur X va essayer de faire du vélo, il ne sait absolument pas comment faire. Il ne sait pas si cela va être facile ou difficile. Il a peur de tomber, et c'est normal. Il n'a pas confiance en sa capacité à faire du vélo, puisqu'il ne l'a pas encore apprise. Après quelques essais, il va apprendre, petit à petit. Il va tomber parfois, se relever, réessayer, et il aura de moins en moins peur de tomber. Au fur et à mesure de ses essais, il va trouver un certain équilibre et parcourir de plus grandes distances sans tomber. Faire du vélo deviendra peu à peu quelque chose de connu : il se sentira de plus en plus en sécurité. Il va acquérir une certaine confiance en lui dans cette situation-là, au fur et à mesure de l'expérience qu'il aura acquis empiriquement. Des années plus tard, Monsieur X aura parcouru des milliers de kilomètres en vélo, ce sera devenu parfaitement naturel pour lui d'en faire et il se sentira à l'aise et en parfaite sécurité sur un vélo. Et ce sentiment de sécurité viendra d'une bonne connaissance de ses capacités à en faire. C'est cette connaissance, ce savoir, que l'on appelle la confiance en soi. Maintenant, Monsieur X peut très bien vivre un jour une expérience différente qui le marquera plus que les autres, comme un traumatisme suite à une chute inattendue. Sa confiance en lui pourra en être directement affectée en fonction de sa perception du danger qu'il aura encouru. Il pourra alors même avoir peur de remonter sur un vélo, et décider de ne plus réessayer...




Une confiance empirique


La confiance en soi est donc quelque chose qui s'entretient. Elle découle directement de l'apprentissage d'une situation ou d'un contexte. On peut gagner en confiance en se confrontant régulièrement à une situation particulière. De la même façon, on peut perdre en confiance en n'y étant moins ou plus du tout confronté, ou dans le cadre d'une peur ou d'un traumatisme lié à cette situation. Pour gagner en confiance en soi, le meilleur moyen est donc de se confronter directement, et le plus souvent possible, à la situation dans laquelle on veut avoir confiance. Cet apprentissage peut être progressif et prendre tout le temps nécessaire. On peut aussi travailler à l'intérieur de soi, sur nos représentations mentales, comme les peurs et les émotions liées à la situation (cf. les articles Comprendre sa peur et Contrôler ses émotions). En effet, comme l'inconscient ne fait pas de différence entre réalité physique et réalité psychique, on peut agir directement sur notre réalité psychique pour influencer la réalité physique. Certaines personnes peuvent ainsi avoir une parfaite confiance en eux, même dans des situations nouvelles, parce qu'ils pensent alors avoir les capacités nécessaires et suffisantes pour gérer ces situations. Et tout comme il est important d'avoir peur, il est important de ne pas avoir trop confiance en soi parfois, ce qui reviendrait à être mégalomane. C'est le cas par exemple des bipolaires, lorsqu'ils sont dans des phases maniaques. Dans ce cas-là, avoir trop confiance en soi peut devenir dangereux pour soi et pour les autres.




Confiance en soi : trouver le juste milieu


La confiance en soi est donc quelque chose qui doit être bien dosé, bien jaugé. Le but doit être d'avoir une bonne connaissance en soi et en ses capacités, sans se surestimer ou se sous-estimer. A l'inverse, quelqu'un qui n'a pas assez confiance en lui risque d'être dans l'inaction ou dans l'évitement de certaines situations et, par conséquent, de passer à côté d'expériences qui auraient pu être enrichissantes.





Avoir une bonne estime de soi



L'estime de soi : un miroir de soi


Avoir une bonne estime de soi relève d'une auto-évaluation positive sur soi. L'estime de soi se construit directement en fonction du regard qu'on a sur soi-même. Elle va dépendre de nos valeurs, de notre morale, de nos croyances, et de la perception qu'on a de nous même, en fonction de si on est ou non en accord avec ces valeurs, cette morale, ces croyances. L'estime de soi va donc prendre en compte toutes les parties de soi-même qui constituent ce que l'on est et la façon que l'on a de se voir et de se percevoir. Il y a certaines parties de soi que l'on va avoir tendance à aimer, à accepter, et d'autres que l'on va avoir tendance à rejeter, ou avec lesquelles on peut rentrer en conflit. Ce sont ces parties qui peuvent créer une différence entre ce que l'on est et ce que l'on voudrait être, entre le soi réel et l'idéal de soi vers lequel on veut tendre. L'estime de soi va donc se constituer, se construire, en fonction de ces divers éléments, mais aussi en fonction de notre perception du regard de l'autre qui nous renvoie en général notre propre regard sur nous-même, comme un miroir. Cela rejoint les écrits de Platon : "Si l’œil veut se voir lui-même, il faut qu'il regarde un autre œil".



L'estime de soi par comparaison à autrui


En psychologie, on a distingué deux grandes stratégies permettant d'avoir une meilleure estime de soi par la comparaison à autrui. La première consiste en le fait de s'entourer de personnes que l'on estime positivement afin de se rehausser à leur niveau, c'est-à-dire de s'estimer positivement en profitant du regard positif voire admiratif que l'on porte sur ces personnes. La deuxième stratégie consiste à rabaisser les autres afin d'ajuster notre regard à celui, plus négatif, que l'on porte sur soi. Cela traduit la croyance inconsciente que l'on est pas capable de se rehausser à leur niveau. Et dans les deux cas, cela permet d'améliorer l'estime de soi, ou en tout cas de pouvoir vivre plus ou moins en accord avec.




L'estime de soi : une acceptation de soi


Modeler notre estime de soi par comparaison à notre estime des autres va cependant dépendre du regard que l'on porte sur l'autre, regard directement influé par le regard que l'on porte sur soi. L'estime de soi est donc quelque chose qui part de l'intérieur de soi et qui se reflète, se réfléchit, directement sur l'extérieur, sur l'environnement, qui agit comme le miroir de cet intérieur. L'idée serait donc peut-être de commencer par s'accepter soi-même tel que l'on est : accepter nos émotions, nos humeurs, nos valeurs, nos comportements, nos choix, nos erreurs, nos qualités, nos défauts, nos imperfections... En somme, accepter toutes les parties de soi, même les parts plus sombres de notre être. Apprendre à les aimer et à avoir un regard positif et bienveillant sur ces parties de soi-même, c'est peut-être là la meilleure façon de construire une bonne estime de soi, stable et durable.





Estime de soi et confiance en soi


Et de l'estime de soi découle naturellement la confiance en soi. En général, les personnes qui ont naturellement une bonne confiance en elles-mêmes, même lorsqu'elles rencontrent une situation pour la première fois, ont derrière une bonne estime d'elles-mêmes qui leur permet de se sentir déjà suffisamment en accord avec leurs valeurs pour avoir confiance en leurs capacités et se sentir en sécurité avec elles-mêmes. Une bonne estime de soi mène en général à une bonne connaissance de soi, et donc à une bonne confiance de soi. Cependant, on peut très bien avoir une bonne confiance en soi dans certaines situations, tout en ayant une mauvaise estime de soi. Inversement, on peut très bien avoir une bonne estime de soi et rencontrer certaines situations dans lesquelles on n'a pas confiance en soi. Les deux peuvent se construire l'une par rapport à l'autre ; l'une en amont, l'autre en aval.


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David Renassia – Thérapies brèves

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